Golfe du Morbihan - ONCFS
Le survol des espaces naturels protégés du golfe du Morbihan, excepté celui de la Réserve naturelle des marais de Séné (interdit à moins de 300 m.), ne fait pas l'objet de réglementation spécifique au site.
Cependant, ces pratiques peuvent causer d'importants dérangements, notamment pour les populations d'oiseaux, reproductrices ou en hivernage. Il est donc essentiel de pouvoir concilier les loisirs aéronautiques avec la préservation de l'environnement naturel du golfe du Morbihan

Sous l'appellation "oiseaux marins", on regroupe des espèces issues de familles différentes. Ces oiseaux sont souvent associés au littoral et au milieu marin mais peuvent en réalité remonter profondément à l'intérieur des terres, le long des fleuves et des grandes rivières.
Dans le golfe du Morbihan, ils sont essentiellement représentés par les laridés
(goélands et mouettes), les sternidés (sternes) et les Phalacrocoracidés (cormorans).

Les zostères, marines et naines, sont des plantes marines, et non des algues, qui se développent sur les zones de vasières des côtes de la Manche et de l'Atlantique. Ces plantes jouent des rôles divers et essentiels pour le milieu côtier : dynamique sédimentaire, zones de nourrissage et de développement de nombreux organismes, etc. Elles constituent une ressource alimentaire de première importance pour les oiseaux migrateurs et hivernants.
Par la superficie qu'ils occupent, les herbiers de zostères du golfe du Morbihan sont les plus importants de Bretagne et les deuxième en France après le bassin d'Arcachon. Leur préservation constitue un enjeu fort.

Publié dans Habitats naturels
Il est bien tentant de venir explorer les dizaine d'îles et îlots du golfe du Morbihan ...
Cependant, la plupart de ces îles sont privées et certaines sont soumises à une réglementation saisonnière visant à préserver les colonies d'oiseaux.
Le débarquement sur les parties terrestres des îles est donc généralement interdit et il est essentiel de respecter cette règle.

Les oiseaux désignés par le terme de limicoles sont de petits échassiers appartenant à l'ordre des Charadriiformes : échasses, avocettes, œdicnèmes, vanneaux, pluviers, bécasses et bécassines, barges, courlis, chevaliers, bécasseaux, etc. On les surnomme parfois "petits échassiers de rivage" en raison de leur allure et des milieux qu'ils fréquentent.
Dans le golfe du Morbihan, ils représentent, avec les anatidés, le groupe le plus représenté numériquement et le site joue un rôle d'importance internationale pour plusieurs espèces.

Les marais endigués du golfe du Morbihan s’étendent sur plus d’un millier d’hectares, constituant l’un des grands ensemble de marais du littoral atlantique français.
Au delà d’un aspect paysager et historique, ces anciens marais salants et étangs à marée constituent une composante majeure du patrimoine biologique du golfe du Morbihan, notamment pour la flore et la végétation, les oiseaux d’eau, ou le fonctionnement de l’écosystème.

Publié dans Habitats naturels
Dans le golfe du Morbihan, outre la vaste Réserve Naturelle des marais de Séné, d'autres anciens marais salants de plus petite taille font également l'objet de mesures de protection : marais du Duer, marais de Pen en Toul, marais de Lasné, ... Chaque site fait l'objet d'une gestion et d'une réglementation particulière et les statuts fonciers et propriétaires sont divers : Espaces Naturels Sensibles du Conseil Général du Morbihan, Espaces du conservatoire du Littoral, Site Classé, Réserve Naturelle Régionale.

Le Conservatoire du littoral est un établissement public français qui mène une politique foncière visant à la protection des espaces naturels et des paysages sur les rivages maritimes et lacustres français (métropole et DOM-COM). La gestion des sites acquis par cet établissement est généralement confiée à des collectivités ou des associations.
Dans le golfe du Morbihan, un certain nombre de sites ont fait l'objet d'acquisitions foncières importantes par le Conservatoire : Ile d'Ilur, site de Kerpenhir Lopérec, marais de Pen en Toul, pointe des Emigrés, marais de Séné - Baie de Mancel Montsarrac, pointe de Penhap, rives du Vincin.
Situé sur le littoral atlantique morbihannais, entre l’estuaire de la Vilaine et la presqu’île de Quiberon, le golfe du Morbihan constitue une échancrure de la côte communicant avec l’océan par le goulet de Port Navalo. En intégrant, la rivière d’Auray, la Rivière de Noyalo et les différentes îles et îlots, Il s’étend sur environ 13 000 ha, avec une longueur maximale est de 18 km entre Locmariaquer et Le Hézo tandis que sa largeur maximale est de 8 km entre Arradon et la côte de Sarzeau. Il représente environ 240 km de linéaire côtier.
La RNCFS occuppe une large partie du Domaine Public Maritime du golfe.

Les courants de marée constituent les agents morphodynamiques fondamentaux participant de manière importante à la mise en place du matériel sédimentaire. Le cycle de marée est décalé en fonction des caractéristiques bathymétriques et courantologiques qui ont lieu dans le golfe du Morbihan et de la distance des ces zones au goulet de Port-Navalo. Ainsi, on constate un retard maximal de 2 heures et perte d’amplitude de 50 % entre l’entrée et le fond du Golfe.

Publié dans Géographie physique

Faune Sauvage du Golfe du Morbihan