Golfe du Morbihan - ONCFS

Erosion côtière dans le golfe du Morbihan

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Berges trés érodées (Kergeorget, Sarzeau) Berges trés érodées (Kergeorget, Sarzeau) ONCFS
Dans le golfe du Morbihan, les apports sédimentologiques relatifs à l’érosion côtière directe sont faibles comparé aux apports marins qui s’introduisent par le goulet de Port-Navalo. Cette caractéristique se traduit par une plus grande abondance des vasières, particules fines de Loire et de Vilaine, que des plages de sable plus grossier issu de zone d’érosion proche. De manière globale, l’évolution du trait de côte dans le golfe ne semble pas très importante, les zones de recul correspondent essentiellement à des roches plus tendres ou à des zones situées à proximité de forts courants de marée (Gicquel, 2005).

L'érosion marine est un phénomène naturel de déplacement des sédiments causé par l'action combinée de la mer et des facteurs climatiques. Elle est aussi responsable de la dégradation des sols entraînant le recul du trait de côte. Cette instabilité du trait de côte dépend des caractéristiques géomorphologiques des systèmes littoraux (Daniel, 1996). Évidemment, selon sa nature, la côte évolue différemment. Les falaises rocheuses sont les plus résistantes aux attaques de la mer, alors que les plages de sable ou les cordons dunaires subissent des remaniements perpétuels sous l'action des houles (elles se creusent ou « s'engraissent »). De même, les marais et vasières accumulent progressivement des matériaux d'origine marine et terrestre. C’est donc un ensemble d’actions marines, continentales et biologiques qui conduisent au phénomène naturel qu’est l’érosion côtière (Gicquel, 2005).

 


Les falaises sont par nature des profils d'érosion, et sont emmenées à se dégrader progressivement ONCFS, mai 2009
(Kergeorget, Sarzeau).

Les vents, le courants et la houle, les évènements climatiques comme les tempêtes, le ruissellement, l’élevation du niveau de la mer et des températures, l’action des organismes vivants (végétaux ou animaux), sont autant de facteurs qui entrent en compte dans les processus d’érosion. Cette érosion naturelle est aggravée par les différents aménagements mis en place sur la côte ou par la pratique de certaines activités.

Différentes activités peuvent avoir un rôle sur l’accélération des processus d’érosion : pêche à pied et à la drague (impact sur les herbiers), cultures marines (stabilisation du sédiment, barrière hydrodynamique et sédimentaire des tables ostréicoles, extractions de granulats), mouillage sur ancres (destruction du couvert végétal), effluents industriels et urbains (qualité des eaux et mortalité des herbiers), urbanisation (ouvrages de défense et aménagements proches du littoral, collecteurs d’eau pluviale, imperméabilisation des sols), fréquentation des sentiers côtiers (dégradation du couvert végétal, compactage des sols, ruissellement).


Enrochement sauvage dans le golfe : une pratique illégale aux conséquences souvent pire que ONCFS, mai 2009
le problème d'érosion initial.

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Faune Sauvage du Golfe du Morbihan