Golfe du Morbihan - ONCFS

Le climat du golfe du Morbihan

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Paysage atypique dans le golfe en décembre 2007, le froid a entrainé le gel d'une fine péllicule d'eau brassée par la marée et entassée sur l'estran Paysage atypique dans le golfe en décembre 2007, le froid a entrainé le gel d'une fine péllicule d'eau brassée par la marée et entassée sur l'estran ONCFS
Le climat littoral morbihannais est de type océanique tempéré.
Le golfe du Morbihan bénéficie de conditions climatiques particulières par rapport à l’ensemble breton, comparables à celles des côtes Vendéenne. Sa position géographique, la proximité de la mer et la faible altitude de la frange littorale sud-amoricaine, y introduisent des tendances méditerranéennes (Caillibot, 1990).

 


Brume matinale et groupe d'ornithologues, anse de Tascon (Saint-Armel) ONCFS, hiver 2008

Les températures atmosphériques sont douces. Les données climatiques moyennes (Vannes, période 1961 -1988), montrent des mois de janvier et février comme les plus froids de l’année, mais relativement doux comparé au reste de la Bretagne (de l’ordre de 6°C en moyenne en hiver).

Les jours de gel sont de l’odre d’une trentaine par an.

Juillet et août sont les plus chauds sans toutefois être excessifs, soit légèrement inférieur à 20°C pour ces deux mois. Ces tendances se vérifient pour des périodes plus récentes.

L’amplitude thermique est relativement faible avec en moyenne 12°C. Elle est plus faible sur le littoral en raison de l’effet modérateur de l’océan. Comparé à la station de Vannes, cet effet sur l’amplitude thermique est plus sensible sur les îles centrales où l’influence marine est davantage marquée (Caroff, 1998).

Les précipitations sont abondantes en hiver et au printemps, surtout en novembre, décembre ou janvier. Un déficit pluviométrique est généralement observé en juillet entraînant une tendance à la sécheresse estivale, mais on note des fluctuations inter-annuelles non négligeables (mois de juillet 2007, 2008, 2009, très pluvieux). Globalement la pluviométrie dans le golfe est moyenne à faible comparée à l’arrière pays, oscillant entre 600 et 900 mm/an.


Véliplanchistes sous un "grain" très violent, sur la partie sud de la rivière de Noyalo ONCFS, novembre 2009
(navigation autorisée jusqu'à hauteur du pont de Noyalo)


Port Navalo sour la neige en février 2010, un épisode neigeux relativement rare dans le golfe du Morbihan_ ONCFS

L’ensoleillement est l’une des caractéristiques majeures du particularisme du climat du golfe du Morbihan
. C’est sur ce point qu’il se rapproche du climat littoral vendéen. Avec plus de 2000 heures d’ensoleillement annuel, il est coutumier de lire que c’est la région la plus ensoleillée de Bretagne. Ceci n’est pas sans effet sur la nature du peuplement végétal du golfe, de nombreuses plantes atteignant ici leur limite septentrionale.

Enfin, les vents jouent un rôle prépondérant pour le fonctionnement hydrosédimentaire du golfe. Toutes les études qui ont attrait à la sédimentologie et à la bathymétrie dans le golfe (citons Marcaillou & al, Carroff, Marcos & al ., mais il en existe d’autres), prennent le facteur « vent » comme paramètre essentiel .
La rose des vents indique des directions dominantes d’ouest, ajoutées à une participation importante des vents du Nord-Est (Marcaillou & al). Les vents de sud-ouest accélèrent la montée des eaux, alors que les vents de nord-est augmentent la vitesse du jusant (Caillibot). Caroff (1998) note que la modélisation hydrodynamique du golfe à permis de mettre en évidence la présence d’une surcote qui croit à mesure qu’on avance à l’intérieur du Golfe, les vents soufflant d’Ouest en Est : 10 cm à pleine mer tant à Port -Navalo qu’à Vannes, 30 cm à basse mer. La contrainte du vent est inversement proportionnelle à la hauteur d’eau qui explique un effet plus important à basse mer (Marcos & al, 1996).

Plus occasionnellement, le golfe peut être exposé à des épisodes de tempêtes, même si les presqu’îles de Rhuys et de Quiberon constituent des barrières pour atténuer les effets de ces évènements climatiques. Les tempêtes sont prédominantes en hiver, par des vents de sud-ouest, plutôt de nord-est et nord-ouest au printemps et en été. Ces tempêtes mêmes ponctuelles ne sont pas sans effet sur la dynamique sédimentaire du golfe.


Un ciel menaçant, puis un rayon de soleil, un paysage typique du golfe en automne (Séné) ONCFS, novembre 2009

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